D'après l'étude d'Ernst & Young, le changement climatique incitera les chefs d'entreprise à la fois à épargner et à investir. 70% d'entre eux envisagent des initiatives concrètes dans les deux années à venir. Ils prévoient à cet effet un budget représentant entre 0,5 et 5% de leur chiffre d'affaires.
Parce que les clients le veulent
Près de 9 entreprises sur 10 ont déjà pris l'une ou l'autre initiative en rapport avec le changement climatique. Les chefs d'entreprise du secteur automobile, du secteur technologique et du secteur des produits de consommation sont les plus actifs. Les nouvelles préférences affichées par leurs clients les ont poussés à l'action et à l'innovation.
Parce que la législation change
L'efficacité énergétique figure en tête des objectifs: 82% des entreprises projettent d'investir dans ce domaine avant la fin de l'année. 94% des entreprises affirment qu'elles règlent leur stratégie en la matière sur la politique nationale. Plus de 8 entreprises sur 10 voient encore plus loin: les évolutions internationales ont également une influence considérable sur leurs «investissements climatiques».
Parce que le monde change
Deux entreprises sur trois discutent des défis des changements climatiques avec leurs fournisseurs. Une entreprise sur trois collabore dès à présent directement avec eux pour réduire les émissions de CO2 dans la chaîne d'approvisionnement. Et la transparence se fait de plus en plus grande: deux entreprises sur trois rendent compte de leurs émissions de C02 dans un rapport annuel, centré sur le développement durable et l'entrepreneuriat socialement responsable.
Ernst & Young conclut qu'en matière d'investissements, les entreprises doivent fixer des priorités afin de saisir les occasions et de limiter les risques qui découlent du nombre croissant de directives relatives au changement climatique. Il ne sera pas facile de se tenir au courant de la législation nationale et des mesures de soutien économique en rapport avec le changement climatique. Mais ce sera bientôt une nécessité pour de nombreuses entreprises, parce que celles-ci sont dépendantes des chaînes d'approvisionnement et des marchés.
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