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Vous aussi, si paresseux?

C'est maintenant prouvé scientifiquement: l'être humain est fait pour être paresseux. Steph Menken, professeur en biologie évolutionnaire à l'université d'Amsterdam, a découvert que notre cerveau nous incite continuellement à la paresse. Il veut veiller ainsi à ce que nous nous reposions suffisamment.

Si notre cerveau en décidait, nous ne ferions rien d'autre que dormir et nous reposer. En effet, pendant le sommeil, la division cellulaire est optimale et le corps se refait une condition. Que cela est nécessaire, il suffit d'une nuit sans sommeil pour s'en convaincre. Donc, notre cerveau nous dit continuellement: du calme, repose-toi, dors.

 

Plutôt du sexe que paresseux

Mais la paresse 7 jours sur 7 et ne rien faire pendant 24 heures par jour ne serait guère bénéfique pour l'humanité. Nous n'aurions même pas l'énergie pour nous procréer. C'est pourquoi le cerveau génère des substances de plaisir qui nous donnent par exemple envie de manger ou de sexe.

 

Le mal stimule

De ce fait, la récompense est un moyen efficace pour combattre la paresse humaine, de même que le châtiment. C'est la raison pour laquelle notre cerveau héberge un centre de la douleur. Qui a mal, agit. Quand nous avons mal aux dents, nous allons chez le dentiste.

 

Le pouvoir rend insensible

La recherche montre également que ceux qui ont du pouvoir deviennent moins sensibles et de ce fait ‘socialement paresseux'. En termes scientifiques: ‘le pouvoir influence de façon négative les réseaux d'empathie dans le cerveau'. C'est pourquoi les personnes qui ont du pouvoir ressentent moins la douleur qui les entoure. Eux aussi doivent être récompensés ou punis pour agir.

 

Chaque jour un peu plus paresseux

Le groupe de recherche TOR de la VUB démontre de son côté que nous travaillons de moins en moins. En 1966, les hommes Belges de 19 à 61 ans ayant un emploi, consacraient pas moins de 43h48' par semaine au travail salarié (les femmes ayant un emploi: 16h20'). Aujourd'hui, les hommes en Belgique travaillent en moyenne 25 heures par semaine (15h27' pour les femmes). En prenant le total de tous les Belges avec et sans emploi, nous prestons en moyenne 17 heures par semaine. A titre de comparaison: l'Américain moyen (avec et sans emploi) travaille 25 heures par semaine.

 

Pour information: les Européens avec un emploi ont deux fois plus de congés payés que leurs équivalents américains. Et plus de 40% des Américains travaillent jusqu'à 65 ans. Il est fort probable que les systèmes de récompense et de châtiment européens et américains pour travailler beaucoup et longtemps soient fondamentalement divergents.

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