Un entretien d'évaluation n'est pas une obligation légale. Il faut plutôt le considérer comme un droit psychologique de l'employé à se faire évaluer officiellement sur ses performances et ses compétences au moins une fois par an. Une étude de SD Worx révèle qu'un travailleur sur trois ne sera jamais invité à une évaluation. Et moins de la moitié des salariés ont régulièrement des entretiens d'évaluations.
Vivement critiqué
L'importance d'un entretien d'évaluation ne convainc pas tout le monde. Le professeur Katleen De Stobbeleir de Vlerick Management doute également de son utilité. Pour cause, un tiers de ces entretiens aurait un effet négatif sur la performance et un autre tiers n'aurait tout simplement aucun effet. Seul un entretien sur trois mène à une amélioration concrète, comme une planification de carrière, une décision de mutation ou une promotion.
Esprit ouvert
Avez-vous droit à un entretien d'évaluation et y croyez-vous? Alors pour bien vous y préparer, faites une introspection approfondie. Evaluez à l'avance et de façon critique si vous avez atteint les objectifs fixés et comment vous comptez améliorer vos performances. Analysez également si vous avez suffisamment de compétences pour faire correctement votre travail et quelle formation ou quel coaching pourrait vous être utile. Un employé sur deux prend le temps de préparer soigneusement son évaluation.
Etape incontournable?
Assurez-vous que l'entretien d'évaluation soit plus qu'un rituel annuel. Prenez conscience qu'une bonne évaluation n'est pas en premier lieu une négociation salariale. Il s'agit avant tout de rétroaction sur vos prestations et vos compétences. Mais si la conversation aboutit à une augmentation, cela ne se refuse évidemment pas.

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